Un corps très sombre
Le thorax paraît presque noir et l’abdomen est majoritairement sombre, avec une large bande orangée vers son extrémité.
Espèce invasive · Genève · Satigny
Face à une menace croissante pour les colonies d’abeilles, chaque observation fiable peut aider à localiser les nids et à organiser une intervention adaptée.
Vous avez découvert un nid ? La demande d’intervention et le traitement sont gratuits pour les particuliers concernés par le dispositif.
Vous avez repéré un frelon ou un nid ?
Ne tentez pas de capturer l’insecte, de toucher le nid ou de détruire la colonie vous-même. Une observation accompagnée d’une image permet aux spécialistes de confirmer l’identification et d’organiser la suite.
Une pression croissante
Depuis son apparition à Genève, le frelon asiatique Vespa velutina exerce une pression croissante sur les abeilles domestiques et les autres insectes.
Devant les ruches, il peut se maintenir en vol stationnaire, capturer les butineuses et réduire fortement leurs sorties. Cette présence répétée provoque du stress, désorganise l’activité de la colonie et peut fragiliser les réserves.
La lutte la plus utile repose d’abord sur la détection rapide, le suivi des trajectoires et la destruction des nids par des personnes formées.
Identifier sans confondre
Le thorax paraît presque noir et l’abdomen est majoritairement sombre, avec une large bande orangée vers son extrémité.
Ce contraste caractéristique est souvent visible, même sur une photographie prise à quelques mètres.
Le frelon européen présente davantage de jaune et de roux. Il ne faut pas détruire un insecte sur la seule base d’un doute.
Recherche et intervention
Les nids peuvent se trouver très haut dans les arbres, mais aussi dans des haies, des bâtiments, des abris ou des endroits moins visibles au printemps.
Leur localisation peut nécessiter le suivi d’ouvrières, parfois équipées d’un émetteur. Une fois le nid confirmé, l’intervention doit être réalisée par des spécialistes disposant du matériel et des protections adaptés.
Les bons réflexes
Prenez une image nette ou une courte vidéo sans vous approcher dangereusement de l’insecte ou du nid.
Une adresse, une position géographique et l’heure de l’observation sont très utiles pour les équipes de recherche.
Sans poursuivre l’insecte ni prendre de risque, indiquez si possible la direction dans laquelle il repart.
Utilisez la plateforme officielle afin que l’identification et les actions nécessaires puissent être coordonnées.
Sécurité
À distance du nid, le frelon asiatique n’est généralement pas agressif envers l’être humain. À proximité de la colonie, plusieurs individus peuvent en revanche défendre le nid.
En présence d’un danger immédiat dans l’espace public, contactez les services d’urgence compétents.
Au Rucher de Choully
01
Observation régulière des planches d’envol, des trajectoires de chasse et de l’intensité de la prédation.
02
Mise en place de dispositifs réduisant le stress des colonies et facilitant les entrées et sorties des abeilles.
03
Transmission des observations, coopération lors des recherches et appui aux actions locales de localisation des nids.
04
Pas de piégeage massif. Une action temporaire et sélective peut être envisagée uniquement dans des situations précises, notamment sous forte pression devant les ruches.
À propos du piégeage
Les pièges non sélectifs capturent de nombreux insectes qui ne sont pas responsables de la prédation des ruches. Leur utilisation systématique peut donc nuire à la biodiversité sans permettre de localiser efficacement les colonies de frelons.
À Genève, le piégeage des reines fondatrices au printemps ou en automne n’est pas recommandé. La priorité reste l’observation, le signalement, la recherche et la destruction professionnelle des nids identifiés.
Questions fréquentes
Il est plutôt sombre, avec un thorax presque noir, une large bande orangée sur l’abdomen et des extrémités de pattes jaunes.
Le frelon européen présente davantage de jaune et de roux. Le frelon asiatique paraît globalement plus noir, avec un contraste marqué au niveau de ses pattes jaunes.
À distance du nid, il n’est généralement pas agressif. Près d’une colonie, il peut défendre le nid. Les risques liés aux piqûres sont comparables à ceux des autres hyménoptères, avec une vigilance particulière pour les personnes allergiques.
Il chasse devant les ruches, capture les butineuses et peut provoquer une réduction importante de leurs sorties. Cette pression affaiblit surtout les colonies en fin d’été et au début de l’automne.
Prenez si possible une photo ou une vidéo à distance, notez le lieu exact puis signalez l’observation sur la plateforme officielle frelonasiatique.ch.
Ne vous en approchez pas et ne tentez jamais de le détruire. Éloignez les personnes de la zone et transmettez rapidement le signalement aux spécialistes.
Les nids secondaires sont souvent installés en hauteur dans les arbres, mais des nids peuvent aussi être trouvés dans des haies, des cabanons, des toitures ou d’autres bâtiments. Les nids primaires du printemps sont généralement plus petits.
Le piégeage généralisé est déconseillé car il est peu sélectif. À Genève, le piégeage des fondatrices au printemps ou en automne n’est pas recommandé. Les mesures doivent rester ciblées et suivre les consignes des spécialistes.
Les premières observations peuvent avoir lieu au printemps, mais la pression devant les ruches augmente surtout en été et au début de l’automne.
L’ancienne colonie périclite à l’approche de l’hiver. Seules les futures reines fécondées survivent pour tenter de fonder de nouvelles colonies au printemps suivant.
Une observation peut faire la différence
Photographiez-le sans prendre de risque, notez le lieu précis et transmettez rapidement votre observation.